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Habiter demain la ville de basse densité|Atelier intensif d’analyse prospective aux Berges de Vessy
24 septembre – 1 octobre 2016

La loi fédérale suisse de l’aménagement du territoire – connue comme LAT 2013 – a radicalement changé la donne sur les objectifs et les modalités de l’aménagement urbain suisse pour les années à venir. Elle impose des règles strictes pour l’édification de l’espace national privilégiant la densification des aires urbaines existantes afin de préserver davantage le patrimoine agricole et naturel.

Choisie par votation populaire, cette nouvelle orientation repose la problématique de la densité des villes suisses. Fonctions, formes et représentations évoluent, à commencer par les négociations entre acteurs, les schémas d’agglomération et les plans directeurs, pour aboutir à des projets concrets, moteurs de nouvelles dynamiques sociales.

A l’aube de ce que nombreux appellent "changement de paradigme" en faveur d’un développement durable, le potentiel d’évolution des aires urbaines reste une question ouverte à des multiples interprétations. Tel est le cas des secteurs de basse densité. Zones de pavillonnaire, quartiers intermédiaires, cités de logement collectif, secteurs agricoles périurbains..., malgré leurs formes différentes partagent souvent le même taux de basse d’habitants à l’hectare.

Quel est le futur de ces bouts de ville sujets à des multiples pressions contradictoires ? Comment seront ils densifiés, ou pas? Quelles peuvent être leurs futures fonctions productives, sociales et symboliques pour une population qui change, elle aussi, rapidement?

Dans le cadre du Eco-Century Project® de la Fondation Braillard Architectes, la Haute école du paysage, de l’ingénierie et de l’architecture de Genève, l’Institut d’urbanisme de Grenoble et de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Grenoble ont organisé un atelier intensif d’analyse prospective dans le secteur genevois défini au sud par l’Arve/Berges de Vessy, au nord par le lac Léman/Parc de la Grange, à l’ouest par le Parc Alfred Bertrand et à l’est par la frontière franco-suisse au niveau d’Annemasse.

L’interrogation a porté sur les scénarios à envisager pour l’évolution de ce morceau de ville, et sa capacité de s’aligner avec les impératifs écologiques du XXIe siècle.